abcĂšsdans la viande (Ă  Ă©viter chez l’agneau): Ne pas injecter plus de 5 ml par point d’injection. Piuez dans l’encolue, Ă  mi -chemin de la tĂȘte et de l’épaule, assez su l’encolue et de haut en bas ou, uniquement chez la brebis, dans le gigot. L’int LeSilence Des Agneaux / Une Si Longue Attente / Renata Et Les Gants Perdus, Épisode 142 de la Saison 1 de La Petite Histoire de France, une sĂ©rie TV de Jamel Debbouze lancĂ©e en 2015. MichelDuchĂ© est obligĂ© d’aider ses bĂȘtes Ă  avorter. Il sortira du ventre de leurs mĂšres 14 agneaux mort-nĂ©s. Une brebis dĂ©cĂšde Ă©galement. « Un autre agneau, dĂ©jĂ  nĂ©, celui-lĂ , Jedevrais bien, selon les lois de la Nature, Tuer brebis et agneaux pour ma nourriture. Mais ne vois-tu pas, l’ami, qu’elle va mourir Aussi vrai que le loup est entrain de pĂ©rir ? » Alors on vit l’agneau, Ă©mu par ces paroles S’approcher du loup pleurant dans les herbes folles. Contre le ventre flasque l’agneau se blottit, AgneauVecteur et Illustration Libres de Droits. 41,097 correspondances. Page de 411. Type de mĂ©dia: Illustrations vectorielles ×. Agneau avec croix. symbole de la religion. Croquis illustration vectorielle isolĂ© sur fond blanc. Illustration vectorielle de moutons drĂŽles de dessin animĂ© posant isolĂ© sur fond blanc. Vay Tiền Nhanh Chỉ Cáș§n Cmnd Nợ Xáș„u. INTRODUCTION Les mĂ©tiers qui tournent autour des viandes sont nombreux – les abattoirs sont chargĂ©s de tuer les animaux. Ils fournissent les carcasses muscles et os, les abats, ainsi que des produits tels que les peaux, cornes, poils
 – les bouchers sont chargĂ©s de la transformation des carcasses en muscles commercialisables. – les tripiers s’occupent des abats. – les charcutiers transforment une partie des viandes en charcuteries, pĂątĂ©s et autres prĂ©parations. On essaie de rĂ©cupĂ©rer le maximum. Telle Ă©tait, du moins, il y a quelques annĂ©es encore, la rĂ©partition des tĂąches. Bien sĂ»r, plus loin encore, il fut une Ă©poque oĂč tous les bouchers s’occupaient entiĂšrement de toutes les tĂąches. La recherche de la rentabilitĂ©, la rationalisation des mĂ©thodes de travail, l’évolution de la lĂ©gislation, nous ont conduits Ă  la spĂ©cialisation, au regroupement du matĂ©riel, donc Ă  la crĂ©ation d’entreprises spĂ©cialisĂ©es dans telle ou telle tĂąche. Personnellement, la dĂ©coupe des viandes faisait partie de mes Ă©tudes de cuisine, mĂȘme si notre formation Ă©tait moins poussĂ©e que celle des bouchers. J’ai connu l’époque oĂč l’on achetait des carcasses entiĂšres, qu’il fallait dĂ©biter et rentabiliser en utilisant le maximum de morceaux. Puis est arrivĂ©e l’époque oĂč l’on achetait non plus des carcasses, mais des muscles souvent sous vide. Je garde de mon parcours professionnel, l’envie de dire Un cuisinier devrait savoir
 » Savoir quoi ? En gros la rĂ©ponse serait Il devrait savoir partir d’un produit brut pour en arriver au produit prĂȘt Ă  manger. » HĂ©las ce n’est plus le cas
 enfin le plus souvent. Je pense que la spĂ©cialisation s’accompagne dans ce cas, d’une perte de connaissances qui se traduit par une perte de la vue d’ensemble. Personnellement, je le regrette. Il me semble pourtant qu’un cuisinier devrait ĂȘtre Ă  l’aise quand on parle de dĂ©coupe des animaux et ne pas situer le rumsteck quelque part entre les pattes avant et la queue. ce qui est d’ailleurs vrai. Je vous propose donc, d’étudier la dĂ©coupe des viandes non pas comme l’auraient fait des bouchers, mais de simples cuisiniers qui aiment et respectent leur mĂ©tier. Nous commencerons par un animal simple » et qui comprend un petit nombre de morceaux, pour aller vers les dĂ©coupes d’animaux de plus en plus grands. Petit truc pĂ©dagogique Mes sĂ©ances de technologie consacrĂ©es aux dĂ©coupes commençaient toutes par une sĂ©ance de gymnastique ! Je m’explique Il me semble que la meilleure façon de mĂ©moriser est d’essayer de situer un morceau de viande sur une carcasse par rapport Ă  son emplacement sur notre corps. Je sais, ce n’est pas Ă©vident du tout parce qu’il faut avant tout partir de la constatation que l’Homme est un bipĂšde. Pour servir de rĂ©fĂ©rence, il faut que notre corps prenne la mĂȘme position c’est Ă  dire Ă  quatre pattes. Ce n’est que moyennant cette gymnastique-lĂ , que nous comprendrons plus facilement l’emplacement d’une Ă©paule sur un animal etc
 Introduction un peu de vocabulaire. On regroupe sous le terme ovins » les animaux de la famille du mouton. C’est un Ă©levage qui remonte trĂšs loin dans l’histoire de l’humanitĂ©.Bible Les ovins sont des animaux peu exigeants, ce qui permet de les Ă©lever sur des terres peu riches. Ils sont donc adaptĂ©s aux pays moins riches. Quelques mots pour savoir de quoi on parle Agneau mĂąle ou femelle de moins de 12 mois. Agnelle femelle de moins de 12 mois. BĂ©lier mĂąle de plus de 12 mois. Brebis femelle de plus de 12 mois. Mouton espĂšce ovine en gĂ©nĂ©ral. Antenaise agneau ou agnelle nĂ©e de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente et encore inapte Ă  la reproduction. Source Ici On Ă©lĂšve les ovins pour leur lait fromage, leur laine et leur viande. Les ovins accompagnent l’Homme depuis la nuit des temps, au point d’ĂȘtre entrĂ©s dans le vocabulaire, dans de nombreuses expressions populaires. Animaux de boucherie, ils sont Ă©galement des animaux de sacrifice. Ils ont don Ils sont prĂ©sents sur nos tables quotidiennes ainsi que sur les tables des jours de fĂȘte. En cuisine La viande ovine est plus ou moins grasse en fonction de l’ñge des animaux ainsi que de leur nourriture. Son goĂ»t varie Ă©galement pour les mĂȘmes raisons et l’on trouve un large Ă©ventail allant de la douceur de la viande d’agneau Ă  la puissante odeur de celle du mouton. La viande des ovins entre dans la prĂ©paration de nombreuses recettes couscous, ragoĂ»t, haricot de mouton, tagine, moussaka, curry, navarin
 ainsi que celle des charcuteries merguez. Les abats de mouton sont Ă©galement trĂšs apprĂ©ciĂ©s. DĂ©coupe de l’agneau Ce qui va ĂȘtre dit pour l’agneau, est applicable Ă  toutes les autres dĂ©coupes d’animaux que nous allons Ă©tudier. GĂ©nĂ©ralitĂ©s L’emplacement d’un morceau de viande sur la bĂȘte permet de le ranger dans une catĂ©gorie qui correspond la plupart du temps, Ă  une qualitĂ© et Ă  des modes de cuisson. 1° le dos et l’arriĂšre Ce sont les morceaux qui sont de trĂšs bonne qualitĂ©. Ils peuvent ĂȘtre rĂŽtis ou sautĂ©s. 2° la partie avant Elle comprend l’épaule. Les morceaux qui la composent sont gĂ©nĂ©ralement de qualitĂ© un peu infĂ©rieure. Ils nĂ©cessitent une cuisson plus longue ragoĂ»t, braiser. 3 la partie ventrale et abdominale, le cou Si l’animal est petit agneau, la partie qui constitue les cĂŽtĂ©s est relativement rĂ©duite. Elle est plus grande chez les gros animaux bƓuf Elle est composĂ©e de muscles peu Ă©pais qui forment la cavitĂ© ventrale dans laquelle on trouve les organes foie, estomac. Ces muscles doivent ĂȘtre cuits plus longuement. Ils sont Ă©galement souvent hachĂ©s pour ĂȘtre vendus en viande hachĂ©e. Les bouts des pattes avant et arriĂšre sont constituĂ©s de muscles qui travaillent beaucoup. Ils sont donc trĂšs fibreux et mĂ©ritent une cuisson longue. Je vous rappelle que la queue, les pattes et la tĂȘte sont appelĂ©es issues. Attention Les carcasses des animaux, de la mĂȘme race, possĂšdent toutes des caractĂ©ristiques individuelles.. Ces caractĂ©ristiques, rendent parfois difficile l’évaluation de la qualitĂ© d’une carcasse pour le profane. N’est pas maquignon qui veut ! Voici la dĂ©coupe d’un agneau ReprĂ©sentation simplifiĂ©e Faisons le tour de la bĂȘte N°1 Nous sommes dans la partie du cou, collet ou collier. Nous sommes Ă©galement dans la colonne vertĂ©brale cĂŽtĂ© tĂȘte, donc dans des morceaux de viande contenant les vertĂšbres. Il n'est pas possible de faire de belles tranches. Cette partie sera donc rĂ©servĂ©e pour des prĂ©parations en sauce ou des plats tels que le couscous. N° 11 AprĂšs avoir formĂ© le cou, la colonne vertĂ©brale continue vers la queue. Elle passe Ă  l'aplomb des Ă©paules en formant les premiĂšres cĂŽtes. Ces cĂŽtes ne sont pas particuliĂšrement belles ce sont les cĂŽtes dites dĂ©couvertes. On les dĂ©couvre en enlevant les Ă©paules. On trouve un peu plus de viande que l'on pourra Ă©ventuellement faire sauter. N° 10 et N°9 LĂ , nous sommes dans les cĂŽtes qui forment quand on ne les sĂ©pare pas, ce que l'on appelle le "carrĂ©". En N° 10, ce sont les cĂŽtes les plus belles les cĂŽtes premiĂšres. En N° 9, ce sont les cĂŽtes secondes. Ces morceaux peuvent ĂȘtre sautĂ©s ou rĂŽtis si on les laisse d'un seul tenant. N° 8 Au niveau de l'abdomen, les cĂŽtes ne prĂ©sentent plus d'os comme dans les cĂŽtelettes. Du cĂŽtĂ© du ventre, on trouve un muscle mou comme pour notre ventre qui forme ce que l'on nomme les panoufles. Mais la colonne vertĂ©brale se poursuit toujours et on trouve de chaque cĂŽtĂ© un beau morceau de viande. Ce sont les cĂŽtes – filet. On peut les laisser entiĂšres et l'on obtient alors une belle piĂšce de viande Ă  rĂŽtir. Illustration regroupant les diffĂ©rentes appelations des cĂŽtes source cliquez ICI N° 7 Voici l'un des meilleurs morceaux de l'agneau. Il s'agit de la selle. On peut la rĂŽtir entiĂšre ou la dĂ©tailler en morceaux qui seront sautĂ©s. N° 6 et 5 Voici le morceau connu de tout le monde appelĂ© gigot. Il correspondant Ă  la patte arriĂšre. Sur l'Homme, il s'agit de la cuisse. De nombreuses recettes lui sont dĂ©diĂ©es. La partie supĂ©rieure peut ĂȘtre enlevĂ©e . Il gigot sera alors dit "racourci." voir aussi ICI N° 4 Remontons vers l'avant en longeant le ventre. Nous sommes dans la partie appelĂ©e "poitrine". Elle est composĂ©e de muscles relativement plats. On peut utiliser cette partie pour prĂ©parer des ragoĂ»ts ou pour donner du goĂ»t. N° 3 Au dessus de la partie en couleur verte, vous avez une partie rouge foncĂ© 3. Elle se situe entre les cĂŽtes et la poitrine. Il s'agit des hauts de cĂŽtes. On les fait parfois griller. Mais la viande n'est pas trĂšs Ă©paisse. Il y a beaucoup d'os. N° 2 Nous arrivons maintenant dans la partie dĂ©nommĂ©e Ă©paule. Elle contient, de chaque cĂŽtĂ©, un os appelĂ© omoplate en forme de palette appelation gardĂ©e chez le porc. On dĂ©sosse souvent cette partie qui entrera dans la prĂ©paration de l'Ă©paule farcie. Quand on la dĂ©taille en morceaux on peut en faire des ragoĂ»ts ou l'utiliser pour faire un couscous. AUTRES MORCEAUX L'agneau contient Ă©galement des abats cƓur, foie, rognon, testicules si on parle du mouton, cervelle, langue etc
 Les morceaux rĂ©cupĂ©rĂ©s sur les os, les parties grasses; et en gĂ©nĂ©ral toutes les parties non commercialisĂ©es en muscles sont tranformĂ©s en viande hachĂ©e. Ils peuvent aussi ĂȘtrei utilisĂ©s pour la fabrication des merguez. COMMENTAIRES DU CHEF La dĂ©coupe de l'agneau est relativement simple parce que l'on retrouve qu'un petit nombre de morceaux. Il convient toutefois de bien la comprendre, parce qu'elle nous servira de rĂ©fĂ©rence quand nous passerons Ă  l'Ă©tude de la dĂ©coupe des animaux plus grands. La premiĂšre sauvĂ©e SolennitĂ© de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie Lc 1, 39-45 Quelle est celle-ci qui monte ? », chantions-nous Ă  l’instant. Marie est l’une de nous, c’est une jeune femme d’IsraĂ«l. Nous ne savons d’elle que peu de choses. C’était une pauvre devant Dieu, qui aurait dĂ» rester anonyme. Mais nous le savons, Dieu choisit ce qui est cachĂ©, ce qui est humble pour rĂ©aliser son salut. Le contraste entre l’humble scĂšne de la Visitation et la femme glorieuse de l’Apocalypse est saisissant. Il nous fait prendre conscience de l’ampleur de ce qui se joue dĂšs l’Incarnation du Christ. La prĂ©sence de Dieu dĂ©clenche sur la terre un violent combat avec son adversaire, Satan. Par son oui, Marie offre Ă  Dieu une terre oĂč accomplir sa promesse. Elle, qui a portĂ© dans sa chair le Verbe de Dieu, elle qui l’a suivi jusqu’au pied de la Croix, est la premiĂšre Ă  recueillir les fruits de sa rĂ©surrection. Comment pourrait-il en ĂȘtre autrement ? Et si cette fĂȘte nous est chĂšre, c’est qu’elle vient nous rejoindre dans notre espĂ©rance d’avoir part, Ă  notre tour, jusque dans notre chair, Ă  la victoire de Dieu sur toute mort. En attendant, Marie intercĂšde pour nous auprĂšs de son Fils. ************************************************************************ Le feu de l’amour ? 20Ăšme dimanche du Temps Ordinaire annĂ©e C – Lc 12,49-53 14/08/22 Aujourd’hui nous entrons dans la cĂ©lĂ©bration du 20Ăšme dimanche du temps ordinaire. L’évangile de demain est ardu, il invite Ă  regarder les choses en face. Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit dĂ©jĂ  allumĂ© ! » dit JĂ©sus. Ne pensez pas que je suis venu mettre la paix sur la terre non pas la paix, mais bien plutĂŽt la division ». L’incendie de Voreppe nous a tous impressionnĂ©s derriĂšre la montagne, ce gigantesque brasier, ces flammes, et le vent tournant. Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit dĂ©jĂ  allumĂ© ! » dit JĂ©sus. Comment accepter cette image, aujourd’hui, quand partout en France, dans le monde, la rĂ©alitĂ© prend le pas sur elle, inexorablement? Les pompiers m’ont donnĂ© une idĂ©e. Ne pouvant pas combattre directement les flammes, Ă  cause du terrain trop instable et des falaises, ils ont allumĂ© un contre-feu, dirigĂ©. VoilĂ  ce que JĂ©sus est venu apporter sur la terre un contre-feu. De proche en proche, le feu de l’amour embrase l’univers ». Contre toute forme d’avarice, de haine, de domination, de guerre, un seul rempart, mais qui coĂ»te donner sa vie, prĂȘcher l’amour, cela n’a rien d’irĂ©nique. Notre Pape François le sait mieux que quiconque, quand il se bat pour la paix. ************************************************************************ Sois sans crainte
 19Ăšme dimanche du Temps Ordinaire annĂ©e C – Lc 12,32-48 07/08/222 Sois sans crainte petit troupeau, mais veille! Veille sur ton coeur, attends le retour de ton MaĂźtre. LĂ  est ton trĂ©sor. Vends tes biens, mais gĂšre ceux de ton maĂźtre, pour que tous aient leur part en temps voulu. N’accapare pas pour toi! Ton trĂ©sor c’est le sien, inĂ©puisable il lui a plu de te donner le Royaume. Il a lui plu de te donner son Royaume, Ă  toi son troupeau. Ton trĂ©sor, c’est notre trĂ©sor, notre Maitre, notre Dieu, qui passe au milieu de nous en Serviteur. Et il nous montre ainsi que son trĂ©sor, c’est nous, son troupeau
 **************************************************************** Servir et se laisser servir ! 16Ăšme Dimanche du temps ordinaire – AnnĂ©e C Dimanche 17 Juillet 2022 Lc 10, 38-42 Quel contraste entre l’hospitalitĂ© d’Abraham sous les chĂȘnes de MambrĂ© et celle de Marthe Ă  BĂ©thanie que nous entendons ce dimanche. D’un cĂŽtĂ©, Abraham s’empresse et met toute sa maisonnĂ©e en mouvement pour accueillir trois visiteurs inconnus. De l’autre, Marthe s’agite seule et rĂ©crimine contre sa sƓur Marie. Abraham reçoit avec faste, offrant le meilleur Ă  ses hĂŽtes galette de fleur de farine, veau tendre, lait et caillĂ©. L’évangile ne nous prĂ©cise rien sur ce qui est servi par Marthe nous savons juste qu’elle est tiraillĂ©e et inquiĂšte par tant de choses
 Avouons que nous ressemblons bien souvent Ă  Marthe et qu’il ne nous est pas toujours donnĂ© d’ĂȘtre dans le service gĂ©nĂ©reux et sans calcul, centrĂ© sur celui ou celle que nous accueillons. Pour bien servir, le secret, la seule chose nĂ©cessaire, est sans doute d’avoir soi-mĂȘme consenti Ă  se laisser servir. Le Christ, lui qui Ă©tait de condition divine, ne s’est-il pas laissĂ© laver les pieds par Marie de BĂ©thanie avant de laver les pieds de ses disciples ? ************************************************************************ L’aubergiste, c’est l’Église, c’est nous ! 15Ăšme Dimanche du Temps ordinaire – AnnĂ©e C Dimanche 10 juillet Lc 10, 25-37 En ce 15Ăšme dimanche du temps ordinaire, nous retrouvons la parabole du bon samaritain. Elle nous pose trois questions Comment lis-tu ? Que vois-tu ? Que fais-tu ? A chacun de nous d’y rĂ©pondre pour lui-mĂȘme ! Quant Ă  la parabole elle-mĂȘme, c’est l’histoire de notre Salut et de notre mission en Église. En effet, le Seigneur a vu J’ai vu la misĂšre de mon peuple » et il est venu ; il s’est approchĂ© ; il s’est incarnĂ© Le Verbe s’est fait chair et il a habitĂ© parmi nous. » Oui, le bon samaritain, ce n’est pas nous mais c’est Dieu dans le Christ JĂ©sus. C’est lui qui donne de son bien pour l’humanitĂ© blessĂ©e. Mais l’aubergiste, c’est l’Église, c’est nous Ă  qui Dieu donne une mission et fait une promesse – La mission de prendre soin de tous ceux qu’il nous amĂšne. Il n’y a pas Ă  faire le tri entre les personnes, mais Ă  les recevoir dans la foi car c’est JĂ©sus qui est lĂ  en eux. – Et la promesse c’est le retour du Christ qui nous dira ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est Ă  moi que vous l’avez fait. Venez, les bĂ©nis de mon PĂšre, recevez en hĂ©ritage le Royaume prĂ©parĂ© pour vous depuis la fondation du monde. » Que le Seigneur nous donne toujours plus de foi pour le reconnaĂźtre et le servir dans ceux qu’il nous donne. Amen ! ************************************************************************ Moissonner pour le Seigneur 14Ăšme dimanche- AnnĂ©e C – 3 juillet 2022 Lc 10, Dans le Royaume de Dieu, il y a abondance ! On voit JĂ©sus lancer un nouvel envoi en mission pour faire la moisson. Le groupe des Douze ne suffit pas, JĂ©sus appelle 72 disciples pour aller de maison en maison et prodiguer la paix de Dieu, elle est destinĂ©e Ă  tous les peuples. Le cahier des charges est simple partir sans argent, ni besace, ni sandale de rechange pour annoncer la puissance du Royaume. JĂ©sus prend soin de leur prĂ©ciser qu’ils sont envoyĂ©s comme des agneaux au milieu des loups. Qu’ils ne se trompent pas, ce n’est pas par leur propre force qu’ils rendront un tĂ©moignage vĂ©ridique. Heureux les pauvres, heureux les artisans de paix ! L’annonce du Royaume passe par des rencontres personnelles en disant Paix Ă  cette maison !’ Car les pacifiques sont en bonne affinitĂ© avec le RĂšgne du PĂšre. Au retour de la mission, on voit les 72 se vanter un peu trop de leurs succĂšs et de leur victoire sur les dĂ©mons. JĂ©sus les ramĂšne Ă  l’essentiel la vraie source de joie est d’avoir son nom inscrit dans les cieux. La vraie victoire est celle d’ĂȘtre un fils ou une fille de Dieu, ce n’est pas une conquĂȘte, mais un don Ă  recevoir. Aujourd’hui encore, JĂ©sus compte sur nous pour devenir de tels disciples. La paix soit avec vous ! Allez ! **************************************************** Les colonnes de l’Église Jn 21, 15-19 Ce soir nous fĂȘtons saint Pierre et saint Paul, les colonnes de l’Église. Tous deux ont reçu la rĂ©vĂ©lation que JĂ©sus Ă©tait le Messie, le Sauveur. Ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont rĂ©vĂ©lĂ© cela. » Je suis JĂ©sus que tu persĂ©cutes. » Tous deux ont cru et ils ont aimĂ© le Christ. Oui, ils ont trouvĂ© le trĂ©sor ; ils ont tout laissĂ© pour lui mais ils n’ont pu le garder pour eux tant ce trĂ©sor devait ĂȘtre partagĂ© pour gagner en richesse. VoilĂ  bien l’Église de Pierre et de Paul, l’Église des vases d’argile, l’Église de JĂ©sus-Christ tel le pain multipliĂ©, la foi pleine d’amour pour JĂ©sus le Christ rĂ©pandue au quatre coins du globle. C’est elle qui nous unis tous en Lui. Vous tous, qui avez Ă©tĂ© baptisĂ©s en Christ, vous avez revĂȘtu Christ. Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous ĂȘtes un en JĂ©sus-Christ. » Ga 3 Alors, soyons dans la joie et l’action de grĂące car le salut nous est donnĂ© en JĂ©sus Christ. Proclamons-le ! **************************************************** 99 pour une SolennitĂ© du SacrĂ©-CƓur de JĂ©sus – AnnĂ©e C – 24 juin 2022 Lc 15, 4-7 CƓur de JĂ©sus. SolennitĂ© du SacrĂ©-CƓur de JĂ©sus. Peut-ĂȘtre l’expression SacrĂ©-CƓur de JĂ©sus » nous semble-t-elle un peu vieillotte, peut-ĂȘtre avons-nous du mal Ă  y voir plus qu’une dĂ©votion ? Pourtant la parabole de la brebis Ă©garĂ©e que nous lirons demain Ă  la messe nous rĂ©vĂšle de maniĂšre Ă©clatante combien JĂ©sus a en effet du cƓur. Car, Ă  la vĂ©ritĂ©, quel est celui d’entre vous qui abandonnerait 99 brebis dans le dĂ©sert pour aller en chercher une qui s’est perdue ? Si c’était vous, je suis sĂ»re que vous commenceriez par mettre soigneusement les 99 Ă  l’abri avant de vous mettre Ă  la trace de celle qui est perdue ! Ou bien, la parabole ne le dit pas, mais il y a des chiens, d’autres bergers, qui les gardent en sĂ©curitĂ©. Comment vous blĂąmer ? LĂ  oĂč est notre trĂ©sor, lĂ  est notre cƓur. Mais voilĂ  en celui qui s’est perdu dans les couloirs du mal, de la misĂšre, de la souffrance, c’est en lui que JĂ©sus met son cƓur. Tout son cƓur. Son trĂ©sor. C’est la logique de l’évangile! Une logique ? Bien sĂ»r, une logique. La logique de Dieu. La logique de l’Amour. ******************************************************************** Un pain substantiel SolennitĂ© du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ – AnnĂ©e C – 19 juin 2022 Lc 9, 11b-17 Les lectures de cette fĂȘte Ă©voquent les diffĂ©rentes facettes du sacrement de l’eucharistie le pain et le vin offerts pour bĂ©nir le Dieu trĂšs-haut, le mĂ©morial de la passion du Seigneur JĂ©sus-Christ, la foule nourrie et mĂȘme rassasiĂ©e. Mais la multiplication des pains donne aussi Ă  l’eucharistie une tonalitĂ© quotidienne. Nous sommes au cƓur de la vie publique de JĂ©sus la foule a rejoint JĂ©sus et les apĂŽtres tout justes rentrĂ©s de leur premiĂšre mission. JĂ©sus enseigne, guĂ©rit et bien-sĂ»r nourrit. Son salut touche toutes les dimensions de notre humanitĂ© et rĂ©pond aux diffĂ©rents besoins de nos corps
 J’aime aussi que JĂ©sus parte de ce que les apĂŽtres ont cinq pains et deux poissons. Et la simplicitĂ© avec laquelle ensuite, il fait asseoir tout le monde par tablĂ©es » et donne aux disciples les pains rompus pour qu’ils les distribuent. Nourris par ce pain et ce vin, puissions-nous Ă  notre tour rejoindre les hommes et les femmes de notre temps dans leur vie quotidienne et tĂ©moigner d’un Dieu qui sauve en se donnant. La tĂąche est immense tant les besoins sont nombreux, mais Dieu est lĂ  ! Courage
 ******************************************************************** Viens Esprit crĂ©ateur ! SolennitĂ© de la PentecĂŽte – AnnĂ©e C – 5 juin 2022 Jn 14, Viens, Esprit Saint, lumiĂšre de nos cƓurs, PĂšre des pauvres ! La PentecĂŽte est la fĂȘte de la plĂ©nitude de la vie l’amour de Dieu se donne Ă  tous par l’Esprit Saint rĂ©pandu dans l’intime des coeurs. Depuis le matin de PĂąques, les apparitions rĂ©pĂ©tĂ©es du Christ ressuscitĂ© n’ont pas suffi Ă  dĂ©verrouiller le cƓur des disciples, ils demeurent enfermĂ©s dans le rĂšgne de la mort. En leur communiquant son propre Esprit de vie reçu du PĂšre, le Christ les fait devenir tĂ©moins de la vie plus forte que la mort, Bonne Nouvelle destinĂ©e Ă  toutes les nations. Cinquante jours aprĂšs PĂąques, le don de l’Esprit-Saint vient accomplir l’Alliance Nouvelle scellĂ©e dans la mort et la rĂ©surrection de JĂ©sus de Nazareth. Voici que le Souffle de Dieu, qui a prĂ©sidĂ© la crĂ©ation, se rĂ©pand Ă  profusion sur l’immensitĂ© du monde ! DĂ©sormais et jusqu’à la fin des temps chaque crĂ©ature a libre accĂšs auprĂšs du PĂšre, l’Esprit-Saint est un don de joie et de libertĂ©. Puissent les langues de feu donner Ă  chacun et chacune d’entendre les merveilles de Dieu dans sa propre langue, pour en tĂ©moigner avec allĂ©gresse et assurance. ******************************************************************** Dieu Seul s’occupe du blessĂ©. 7Ăšme Dimanche de PĂąques. AnnĂ©e C. 29 Mai 2022 Jn On dit de deux personnes profondĂ©ment liĂ©es qu’elles ne font qu’un ». JĂ©sus et son PĂšre ne font qu’un. Mieux encore, ils sont Un. Nous rendons-nous compte de la portĂ©e de la priĂšre de JĂ©sus pour nous ? Être unis en Lui comme il l’est avec le PĂšre ! Pourtant, dans certaines circonstances d’extrĂȘme violence, on peut en venir Ă  haĂŻr son prochain. Parfois, c’est vital ! En ce cas, aucune leçon de morale n’est de mise. Dieu Seul s’occupe du blessĂ©. Entendre l’évangile d’aujourd’hui, c’est nous adosser Ă  la priĂšre du Christ. Cette priĂšre n’est pas Ă  notre portĂ©e mais elle nous porte, au-delĂ  de nous-mĂȘmes, au-delĂ  des affres du temps prĂ©sent. Une communautĂ© chrĂ©tienne, comme celle que nous formons ici, n’a rien Ă  offrir d’autre que l’amour de Dieu qui nous lie Ă  la vie, Ă  la mort. ******************************************************************** SolennitĂ© de l’Ascension -AnnĂ©e C- 26 mai 2022 Tuilage
 Lc 24, 46-53 Aujourd’hui nous entrons dans la cĂ©lĂ©bration du mystĂšre de l’Ascension du Seigneur. Les textes que la liturgie nous proposent opĂšrent comme un tuilage entre la fin de l’Évangile de Luc et le commencement des Actes des ApĂŽtres tome 1, tome 2 en quelque sorte. Le mystĂšre de l’Ascension forme avec celui de la PentecĂŽte un tuilage. Le Christ se retire auprĂšs du PĂšre, et l’Amour de Dieu est rĂ©pandu dans nos cƓurs par l’Esprit Saint qui nous est donnĂ©. C’est un unique mouvement, place est faite pour le don de Dieu l’Esprit du Christ. Nous sommes nous-mĂȘmes invitĂ©s Ă  vivre, au cours de cette traditionnelle et capitale retraite » d’Ascension-PentecĂŽte qui va s’ouvrir, quelque chose de ce tuilage. Que la force de Dieu anime une humanitĂ© nouvelle, rĂ©conciliĂ©e, Ă©veillĂ©e, active. Aujourd’hui, avec le Christ, prenons de la hauteur! *************************************************************** 4Ăšme Dimanche de PĂąques -AnnĂ©e C- 8 mai 2022 Dans la main du PĂšre
 Jn 10, 27-30 AprĂšs s’ĂȘtre rĂ©vĂ©lĂ© comme la porte et le berger des brebis, JĂ©sus est au Temple lors de la fĂȘte de la DĂ©dicace. La tension monte les Juifs l’encerclent et tout de suite aprĂšs, ils ramasseront des pierres pour le lapider. Voici le contexte de l’évangile de ce dimanche. JĂ©sus lui-mĂȘme fait ici l’expĂ©rience d’ĂȘtre dans la main du PĂšre. Et devant ses ennemis, son cƓur est sans crainte ». Si l’Église nous fait mĂ©diter cet Ă©vangile au milieu du temps pascal, c’est sans doute pour nous fortifier dans la foi dans la victoire du Christ contre le mal. Personne ne les arrachera de ma main. 
 Personne ne peut les arracher de la main du PĂšre. » Les termes sont forts. D’une part, nous sommes dans la main du Fils et du PĂšre. Notre libertĂ© n’est pas niĂ©e, attention. Cela veut juste dire qu’en tant que crĂ©ature, nous sommes dans leur main, bĂ©nĂ©ficiant de leur amour et de leur protection. D’autre part, si personne ne peut nous en arracher, cela veut aussi dire que le mal aura beau dĂ©ferler, ce lien d’amour demeurera, toujours. *************************************************************** 3Ăšme dimanche de PĂąques –AnnĂ©e C- 1er mai 2022 – Va Pierre, passe devant nous! Jn 21,1-19 Les disciples ont quittĂ© JĂ©rusalem, et leur piĂšce bouclĂ©e Ă  double tour, avec au cƓur la joie, la bonne nouvelle de la rĂ©surrection de JĂ©sus. Mais ils sont toujours aussi pauvres, les mains aussi vides que leur filet. Ils n’ont rien Ă  manger, comme les foules de GalilĂ©e qui avaient Ă©tĂ© rassasiĂ©es non loin de cette mer de TibĂ©riade oĂč ils pĂȘchent maintenant. Et voilĂ  le Seigneur Ă  l’aube, rien que pour eux, pour partager le pain et les poissons, ce pain qui permettra de reprendre la route. Car, pour Pierre, il y a de nouveau une route Ă  suivre derriĂšre le Christ Viens, suis-moi » Non plus sur les chemins de GalilĂ©e, pas mĂȘme en essayant de marcher Ă  nouveau sur les eaux de cette mer. Mais Viens, suis-moi » dans la vie donnĂ©e, la mort acceptĂ©e pour le Christ. Il le peut il a goĂ»tĂ© la misĂ©ricorde, il a en lui la Parole vivante, le pain de Vie. Va Pierre, passe devant nous, guide-nous dans la suite du Christ. Avec toi nous redirons Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime » Seigneur, Ă  qui irions-nous, tu as les paroles de la Vie Ă©ternelle! » *************************************************************** 2Ăšme dimanche de PĂąques C. Dimanche de la misĂ©ricorde. Jn 20, 19-31 Pourquoi ? Pourquoi Thomas, l’incrĂ©dule, a-t-il cru en la rĂ©surrection de JĂ©sus ? Il a eu ce qu’il a voulu. JĂ©sus lui a prĂ©sentĂ© ses mains portant la marque des clous et son cĂŽtĂ© transpercĂ©. Sans lui faire un sermon, il a accĂ©dĂ© Ă  sa demande impĂ©rative de voir et toucher. Mais l’a-t-il fait, notre Thomas ? L’évangile ne le prĂ©cise pas. Cela n’a plus d’importance. Thomas voulait toucher mais c’est lui qui a Ă©tĂ© touchĂ© le premier. TranspercĂ© par la lance de la misĂ©ricorde, son cƓur s’est ouvert Ă  la foi. La BĂ©atitude qui clĂŽt l’évangile, nous est rĂ©servĂ©e, nous qui n’avons jamais vu JĂ©sus Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! » Seigneur, accorde-nous aujourd’hui de croire sur Parole, la Tienne. ******************* Avançons-nous vers Lui ! » Dimanche des Rameaux – AnnĂ©e C 10 avril 2022 Lc 19, 28-40 La foi, dit l’épĂźtre aux HĂ©breux, est une façon de possĂ©der ce que l’on espĂšre, un moyen de connaĂźtre les rĂ©alitĂ©s qu’on ne voit pas. Pour s’avancer vers Dieu, il faut croire qu’il existe et qu’il rĂ©compense ceux qui le cherchent He 10,1 sq. Nous entrons ce soir dans les cĂ©lĂ©brations de la Grande Semaine – la Semaine Sainte. Rameaux Ă  la main, comme autrefois les habitants de JĂ©rusalem, nous allons nous avancer vers le Christ, prĂȘts Ă  recevoir de lui la grĂące et la vĂ©ritĂ©. S’avancer vers lui, s’avancer avec lui au-devant de la mort, sans lĂ©gĂšretĂ© ni insolemment, car elle nous Ă©crase, aujourd’hui encore. Et cependant, oui, nous le croyons, sur le bois de la Croix s’est jouĂ©e une fois pour toutes et en notre nom la remise de soi entre les mains du PĂšre. Cela, le Christ l’a accompli pour nous, dans la force et la douceur de son Esprit la vĂ©ritĂ© de l’amour. ******************************************************* Va ! 5Ăšme Dimanche de CarĂȘme – AnnĂ©e C 3 avril 2022 Jn 8, 1-11 Le rĂ©cit de la femme adultĂšre, avec la mention du mont des oliviers nous conduit vers le procĂšs de JĂ©sus et sa crucifixion. ExposĂ©e au vu de tous, la femme prise en flagrant dĂ©lit d’adultĂšre n’est que prĂ©texte pour tendre un piĂšge Ă  JĂ©sus. En dĂ©pit des apparences, il est l’accusĂ© principal des scribes et des pharisiens. En gardant le silence et en s’abaissant pour tracer des mots indĂ©chiffrables, JĂ©sus refuse de se mesurer Ă  la Loi de MoĂŻse. Il dĂ©place la question de ses accusateurs, et par une sentence il met Ă  jour leur mensonge et leur hypocrisie Que celui d’entre vous qui n’a jamais pĂ©chĂ© lui jette la premiĂšre pierre ». Les voilĂ  renvoyĂ©s Ă  leur propre vie, ils sont pris Ă  leur tour en flagrant dĂ©lit d’injustice, ils se retirent l’un aprĂšs l’autre. JĂ©sus reste seul en face de la femme et lui adresse une parole de salut. Contre toute attente, elle est la bĂ©nĂ©ficiaire privilĂ©giĂ©e de la misĂ©ricorde divine et sa vie est propulsĂ©e en avant Va, et dĂ©sormais ne pĂšche plus ! » JĂ©sus prend sur lui la condamnation de cette femme, comme il portera et emportera les pĂ©chĂ©s du monde sur la croix. Dans l’attente de l’aube pascale, offrons-lui tout ce qui n’est pas amour vĂ©ritable en nous. ******************************************************* Un cƓur de PĂšre 4Ăšme Dimanche de CarĂȘme – AnnĂ©e C 27 mars 2022 Lc 15, Face Ă  l’accueil que JĂ©sus rĂ©serve aux pĂ©cheurs, les pharisiens et les scribes murmurent. JĂ©sus s’adresse Ă  eux avec une parabole Un homme avait deux fils
 » Nous connaissons trop bien cette histoire tant elle peut faire Ă©cho Ă  nos vies, nos histoires familiales, communautaires. N’est-il pas normal que le fils aĂźnĂ© vive comme injuste l’accueil que le pĂšre rĂ©serve Ă  son jeune frĂšre ? Nous sentons bien l’impasse dans laquelle nous sommes si nous raisonnons uniquement Ă  vues humaines. Mais JĂ©sus nous rĂ©vĂšle la grandeur infinie de l’amour du PĂšre pour chacun de ses enfants. Il est le fils aĂźnĂ©, premier-nĂ© d’une multitude de frĂšres. Il est Celui en qui la Parole du PĂšre s’accomplit Tout ce qui est Ă  moi est Ă  toi et ce qui est Ă  toi est Ă  moi. » Il n’a qu’un dĂ©sir Que tous soient un » comme il ne fait qu’un avec son PĂšre. Puissions-nous nous reconnaĂźtre pĂ©cheurs et accueillir humblement le salut gratuit que le PĂšre nous offre en son Fils. GoĂ»tons Ă  la joie du ciel pour un seul pĂ©cheur qui revient Ă  la vie ! ************************************************************* Annonciation du Seigneur Ă  Marie Grandes, merveilleuses sont tes Ɠuvres, Seigneur, O Roi des nations ! » Aux yeux du monde, tes Ɠuvres semblent bien petites et mĂȘme insignifiantes – un embryon dans le sein de sa mĂšre, – une toute jeune fille enceinte, – dans un village perdu de GalilĂ©e
 Mais aux yeux de la foi, c’est tout autre chose – Dieu, le CrĂ©ateur du monde, prend notre chair, descend, se fait tout petit, ĂŽ combien vulnĂ©rable en ce lieu cachĂ© de tous. Ainsi, Il ne dĂ©daigne pas notre nature avec ses limites et ses contraintes pour nous rejoindre et nous sauver. – Dieu vient – Il est lĂ  au milieu de nous et une seule crĂ©ature est informĂ©e pour le moment Marie. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de JĂ©sus. Il sera grand, il sera appelĂ© Fils du TrĂšs-Haut ». Il lui est mĂȘme demandĂ© de participer Ă  ce grand mystĂšre. – Marie, figure de l’Église, appelĂ©e Ă  porter Dieu au monde. Marie peut se rĂ©jouir Tressaille d’allĂ©gresse fille de Sion » et nous aussi nous pouvons dire Grandes, merveilleuses sont tes Ɠuvres, Seigneur, O Roi des nations ! » Tu es lĂ  Dieu-avec-nous ! ************************************************************* ANNIVERSAIRE DE LA DÉDICACE DE L’ÉGLISE DE CHALAIS Dans l’émerveillement et la gratitude, nous cĂ©lĂ©brons l’anniversaire de la dĂ©dicace de l’église de Chalais. Le 22 mars 1101, avait lieu la consĂ©cration de cet Ă©difice de pierres, construit avec tant d’harmonie et de sobriĂ©tĂ© par les moines chalaisiens. Depuis plus de neuf siĂšcles, des frĂšres et des sƓurs ont vouĂ© leur vie au Dieu de JĂ©sus-Christ, et laissent monter leur louange et leur supplication dans la patience de la foi, jour aprĂšs jour, sous cette clef de voĂ»te polychrome. L’inscription autour de l’Agneau pascal est la suivante Agneau de Dieu qui enlĂšve les pĂ©chĂ©s du monde, donne-nous la paix. » Cette priĂšre est la nĂŽtre, aujourd’hui encore. Dans le silence de la Chartreuse, Notre Dame de Chalais est appelĂ©e Ă  ĂȘtre une demeure de paix pour la multitude, toute tendue vers la JĂ©rusalem cĂ©leste, ville oĂč tout ensemble ne font qu’un » Ps 121. ************************************************************* Urgence Ă  nous convertir !! Lc 13, 1-9 Le 3Ăšme Dimanche de CarĂȘme pourrait ĂȘtre appelĂ© le dimanche de la mi- pente» car nous sommes dĂ©jĂ  loin de l’enthousiasme du dĂ©part et encore loin de l’arrivĂ©e qu’est la fĂȘte de PĂąques. L’évangile de ce dimanche peut nous secouer sĂ©rieusement, si nous sommes tentĂ©s de rebrousser chemin ou de ralentir le rythme de nos efforts,. JĂ©sus, en effet, nous prĂ©vient nous ne sommes pas moins pĂȘcheurs que les autres. Et Il ajoute si vous ne vous convertissez pas vous pĂ©rirez comme eux». Il y a urgence Ă  nous convertir!! Mais, dans la parabole du figuier, Ă  l’urgence de la conversion rĂ©pond la patience inĂ©puisable de Dieu. N’épuisons pas en vain le sol de nos vies trop courtes. Laissons le Seigneur bĂȘcher notre cƓur , secouer le fumier qui s’y trouve et l’arroser de sa grĂące et des larmes de notre repentir. Sa gloire c’est que nous portions beaucoup de fruits. *********************************************************** Montagne de la Transfiguration Lc 9,28b-36 AprĂšs la montagne du combat spirituel, nous voici arrivĂ©s ce dimanche Ă  une autre montagne pour recevoir l’encouragement dans le mystĂšre de la Transfiguration. Qu’y voyons-nous ? Nous y dĂ©couvrons d’abord que Dieu est bien prĂ©sente dans la chair de JĂ©sus. C’est dire l’importance que Dieu porte Ă  notre corporĂ©itĂ©, Ă  notre humanitĂ©. Oui, JĂ©sus transformera nos pauvres corps Ă  l’image de son corps glorieux ».phil 3 Nul ne peut prĂ©tendre Ă  faire des hommes de la chair Ă  canon, mĂȘme pas Mr Poutin ! En ce temps oĂč le vent de la guerre souffle, faisons comme Pierre, Jacques et Jean laissons-nous attirer par JĂ©sus Ă  l’écart sur la montagne. Pierre vient de le reconnaĂźtre comme le Messie, et le PĂšre rĂ©vĂšle qu’il est son Fils, un Fils qui va vivre son Exode » pour nous sauver. C’est lui, JĂ©sus, notre LumiĂšre, par sa Parole et par ses actes, lui qui, Ă  l’heure de la souffrance et de la mort, s’est arc boutĂ© au PĂšre. La Transfiguration nous rappelle que notre avenir, c’est Dieu le PĂšre. LĂ  dans ce monde nouveau, Il essuiera toute larme, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur. VoilĂ  l’horizon ! LĂ  nous lui rendrons pleinement grĂące de nous avoir ainsi conduits. N’ayons pas peur et ne nous dĂ©courageons pas ! JĂ©sus est avec nous. Il nous fera passer de ce monde au PĂšre. Marchons avec lui ! ************************************************************************************ La grande Ă©preuve du dĂ©sert Premier Dimanche de CarĂȘme. 6Mars 2022. Luc 4, 1-11 Le premier dimanche de CarĂȘme, c’est la grande Ă©preuve du dĂ©sert. Selon saint Matthieu, JĂ©sus s’affronte Ă  trois tentations qui n’en font qu’une vivre sans le PĂšre. La tentation pour nous, c’est le ver dans le fruit, l’irrĂ©sistible dĂ©sir de s’affranchir de la source, de ne rien devoir Ă  Celui de qui tout vient, de s’emparer du don de Dieu au lieu de le recevoir de sa main. Le ver qui nous ronge, ce pĂ©chĂ© originel », n’a aucun pouvoir sur le Christ. Il en sent la morsure mais n’est pas empoisonnĂ©. S’il nous rejoint jusque lĂ , c’est pour nous dĂ©livrer du mal ». Enfin arrachĂ©s Ă  l’auto-esclavage, nous dĂ©couvrons la vraie libertĂ© des enfants de Dieu. Avec le Christ, nous sommes Ă©quipĂ©s pour combattre le bon combat ». Non pas un combat d’idĂ©es mais un combat Ă  la vie Ă  la mort, en ce lieu cachĂ© oĂč notre Ăąme rĂ©tive rĂ©siste Ă  l’amour je ne servirai pas ». Le oui » du Serviteur est l’antidote Ă  ce poison. Que ta volontĂ© soit faite ». ********************************************************************* Aimer, mais Ă  quel coĂ»t ? Lc 6, 27-38 Aimez vos ennemis, 
, A celui qui te frappe sur une joue, prĂ©sente l’autre joue. » En lisant l’évangile de ce dimanche nous nous disons sans doute d’abord qu’il ne faut pas le mettre en pratique de maniĂšre trop littĂ©rale. Mais est-ce suffisant ? Si nous prĂȘtons une oreille attentive Ă  l’appel du Christ, sa question est simple Si vous aimez ceux qui vous aiment, que faĂźtes-vous d’extraordinaire ? » La perspective est renversĂ©e. JĂ©sus nous appelle Ă  Ă©largir notre cƓur, Ă  aimer tout homme, y compris lorsque cela nous coĂ»te. Et au fond, n’est-ce pas le dĂ©sir profond qui nous habite ? Avec une lĂ©gĂšre ironie, qui rĂ©vĂšle sa bonne connaissance du cƓur humain, JĂ©sus parle de mĂ©riter une reconnaissance ». Nous faisons tous l’expĂ©rience d’aimer pour pouvoir ĂȘtre aimĂ© en retour. Le Christ nous fait dĂ©couvrir l’amour libĂ©rateur de son PĂšre, qui fait lever son soleil sur les mĂ©chants et sur les bons. Si nous accueillons cet amour, si nous consentons Ă  devenir fils et filles de Dieu, alors nous pourrons aimer en vĂ©ritĂ©, mĂȘme nos ennemis. ****************************************************************** EmbarquĂ© au grand large ! 5Ăšme Dimanche du TO AnnĂ©e C Lc 5, 1-11 Aujourd’hui, JĂ©sus est sorti de la synagogue, il prĂȘche en plein air. La foule est massĂ©e autour de lui, buvant ses paroles. Quant Ă  Simon, il se laisse embarquer, au grand large. C’est ce qui nous est proposĂ© en ce dimanche, le premier jour de la semaine, qui sera peut-ĂȘtre notre premier jour, celui oĂč tout commence. Oui, Simon-Pierre est littĂ©ralement embarquĂ© dans son propre esquif que JĂ©sus a rĂ©quisitionnĂ©. La nuit a Ă©tĂ© longue, les filets sont vides. Contre toute logique humaine, il fait ce que JĂ©sus lui dit et s’avance en haute mer. L’acte de foi prĂ©cĂšde le miracle de la surabondance, Simon croit en JĂ©sus sur parole, sans preuve. Le don surpasse tout dĂ©sir, toute espĂ©rance. Comme IsaĂŻe dans la splendeur du Temple, Pierre, tombe Ă  genoux dans l’humilitĂ© de sa vie quotidienne. Dieu Ă©tait lĂ  ! Les filets dĂ©bordent de poissons, les cƓurs dĂ©bordent de reconnaissance. Nous sommes appelĂ©s, aujourd’hui. ****************************************************************** Echec Ă  Nazareth ! Dimanche 30 Janvier 2022 Lc 4, 21-30 JĂ©sus n’est pas reçu dans son pays d’origine. Ses compatriotes le connaissent trop, ou croient le connaĂźtre. Ils ne sont pas prĂȘts Ă  entendre ses paroles de grĂące, car elles les dĂ©rangent Mais pour qui se prend-il ce fils de Joseph ? » A la synagogue, on passe trĂšs vite de l’admiration Ă  la colĂšre et au rejet. Difficile d’entendre que JĂ©sus a une autre origine que celle de Nazareth. Rien d’étonnant pour lui les prophĂštes qui l’ont prĂ©cĂ©dĂ© en IsraĂ«l ont subi le mĂȘme sort, Elie et ElisĂ©e sont allĂ©s prodiguer la misĂ©ricorde divine en terre Ă©trangĂšre. JĂ©sus fait de mĂȘme. Il passe son chemin, la haine et la mort n’ont pas de pouvoir sur lui. La violence des siens peut bien se dĂ©chaĂźner, il en est vainqueur par l’innocence et l’amour. Ainsi le drame de Nazareth annonce dĂ©jĂ  celui de la Passion. Mais la croix n’est pas le dernier mot de l’histoire, il y a la victoire pascale. Elle est la signature d’amour du PĂšre pour son Fils, envoyĂ© pour sauver tous les hommes. JĂ©sus n’est la propriĂ©tĂ© de personne, il est la Sagesse vivante offerte Ă  tous. ******************************************** Excellent ThĂ©ophile ! Dimanche 23 Janvier 2022 Lc 1, 1-4 ; 4, 14-21 Excellent ThĂ©ophile, aimĂ© de Dieu et aimant Dieu Les fĂȘtes de NoĂ«l t’ont parlĂ© des origines de JĂ©sus. Elles t’ont manifestĂ© qu’Il est bien le Fils de Marie et le Fils de Dieu, homme et Dieu. L’archange Gabriel l’a attestĂ© ; Le PĂšre, au baptĂȘme, l’a dit couvrant son Fils de l’Esprit et l’envoyant en mission ; le diable lui-mĂȘme, dĂ©fait avec ses tentations au dĂ©sert, y a goĂ»té  Et la semaine derniĂšre le rĂ©cit des noces de Cana t’expliquaient que JĂ©sus est venu conclure des noces avec l’humanitĂ©, avec toi. Alors aujourd’hui, Ă  Nazareth, que dĂ©couvres-tu de JĂ©sus, de sa mission ? Il est bien le Messie-Roi, l’Oint de Dieu annoncĂ© par les ProphĂštes. Oui ! Il est celui qui vient pour donner l’espĂ©rance aux pauvres, la lumiĂšre aux aveugles, la libĂ©ration aux opprimĂ©s, et la bĂ©nĂ©diction de Dieu Ă  ceux qui voudront bien la recevoir. Aujourd’hui, entends-le, tout cela est pour toi si tu sais reconnaĂźtre que tu es pauvre, aveugle et nu. N’attends pas ! Le Seigneur est Ă  ta porte et il frappe. Lui t’attend pour te combler au-delĂ  de tout ce que tu peux imaginer. Alors la Parole faite chair pourra s’écrire dans ta vie et dans celle de ceux qui t’entoure. Ouvre-lui ! *********************************************** La joie des noces ! Dimanche 16 Janvier 2022 Jn, 2, 1-11 Pour ce retour au temps ordinaire, l’évangile nous emmĂšne
 aux noces. Cela nous dit dĂ©jĂ  qu’avec le Christ, le quotidien de nos vies humaines, le plus ordinaire soit-il, est appelĂ© Ă  devenir le temps de l’alliance de Dieu avec chacun de nous. Par ce symbole des noces, la Parole de Dieu souligne que cette alliance est source de joie et d’une joie surabondante. Et pour que cette joie advienne, tout est prĂ©vu. La mĂšre de JĂ©sus est lĂ , attentive aux besoins des convives ils n’ont pas de vin ! ». Elle ne doute pas un instant que son Fils va agir. Tout ce qu’il vous dira, faites-le. », dit-elle aux serviteurs. Pas le temps de s’attarder sur la rĂ©ponse bien sĂšche de JĂ©sus. L’urgence est que la noce soit rĂ©ussie et que personne ne s’aperçoive de rien, surtout pas le maĂźtre du repas. Pourtant, n’était-ce pas lui qui, normalement, aurait dĂ» veiller Ă  ce que les convives ne manquent de rien ? Et l’évangĂ©liste st Jean va jusqu’à nous prĂ©ciser qu’il ne savait pas d’oĂč venait le vin ! Cela nous rappelle que Dieu seul pourvoit et qu’Il veille, sans se lasser, sur son alliance avec l’humanitĂ©. ************************************************************************ BaptĂȘme du Christ Dimanche 9 Janvier 2022 Lc 3, Qui est qui ? On les confond, Jean et JĂ©sus. Jean met les choses en place C’est JĂ©sus le plus fort ! C’est la pure vĂ©ritĂ©. Jean, le plus grand des prophĂštes n’arrive pas Ă  la cheville de JĂ©sus, pas question qu’il dĂ©noue ses sandales, comme le ferait un esclave. Pourquoi JĂ©sus plonge-t-il dans le mĂȘme bain que nous ? Pourquoi est-il parmi nous comme un poisson dans l’eau ? Parce qu’il est l’un des nĂŽtres. Il s’est enfoncĂ© dans nos eaux boueuses pour les purifier et nous donner la vie, une vie frĂ©tillante et heureuse, une vie ressuscitĂ©e. Le ciel se dĂ©chire alors que JĂ©sus prie car la priĂšre du pauvre traverse les nuĂ©es » Ben Sira, 35. Vol de colombe, vent de l’Esprit, Voix du PĂšre Celui-ci est mon Fils Bien-Aimé». Il est Fils de Dieu, ce fils de l’homme. En mĂȘme temps qu’à lui, c’est Ă  nous, enfants bien-aimĂ©s de Dieu, que le PĂšre s’adresse. En nous comme en lui, Dieu trouve sa joie et nous la donne. ************************************************************************ Epiphanie Dimanche 2 Janvier 2022 Mt 2, 1-12 Les mages
 combien sont-ils ? Qui sont-ils ? On a dit 2, 3, 4 ou 8 rois, ou 12 sages. On fixera Ă  3 d’aprĂšs leurs cadeaux l’or, l’encens, la myrrhe, ou bien parce que depuis les jours de NoĂ©, l’humanitĂ© se divise en trois branches les fils de Sem, les fils de Cham, les fils de Japhet. Comme ils viennent de loin, il y a le Perse, l’Indien, l’Arabe, ou l’Éthiopien Gaspard, Melchior et Balthazar. Ils ont affaire avec les grands, puisqu’ils sont reçus par HĂ©rode le mĂ©chant. Avec les distances, leur image se brouille, comme on passe d’une langue Ă  l’autre. Ainsi vous pensez peut-ĂȘtre qu’ils sont d’habiles magiciens, ou de futiles astrologues ? En iranien, le mot magus veut dire prĂȘtre » ; en grec, il ne signifie plus que sorcier, charlatan ». Pourquoi pas marchand de tapis » ? Non ! Les mages sont au contraire le symbole et la fine fleur de la culture d’Orient. Leur autoritĂ© est conjonction de science et de religion, agesse. Par leurs calculs, du haut de leurs tours qui montent jusqu’au ciel, ils ont appris Ă  lire dans le sillage des astres. Ce n’est pas par hasard qu’une Ă©toile les a mis en route vers BethlĂ©em. Ils ont cru, Ă  ce signe, qu’ils trouveraient du nouveau. Un mot les ancre dans l’Évangile Épiphanie. Épiphanie. Manifestation. RĂ©vĂ©lation. Ce mot est le plus beau des mots de la terre. ApparaĂźtre tout le contraire du paraĂźtre. Comme une Ă©toile qui commence Ă  luire dans un ciel de nuit, l’Enfant est apparu dans la crĂšche. Il reçoit notre prosternation. ************************************************************************ NativitĂ© 2021 – annĂ©e C Dieu ne met pas les Ă©lĂ©ments dans les bonnes cases
 Dieu ne met pas les Ă©lĂ©ments dans les bonnes cases
 un peu comme un enfant qui tente de mettre un cube dans un trou rond, ou plutĂŽt un gros cube dans un tout petit trou ! Dieu, CrĂ©ateur de tout, se fait crĂ©ature, le tout-puissant devient nouveau-nĂ©, l’éternel se fait temporel, l’immuable, l’impassible, se fait vulnĂ©rable et mortel ; une jeune fille d’un petit village retirĂ© de GalilĂ©e consent Ă  porter Dieu en elle, les premiers qui reçoivent l’annonce de la naissance et adorent sont les bergers, gens peu recommandables vivant hors de la ville, les riches, bĂ©nis de Dieu selon l’Ancien Testament, finiront les mains vides, et les pauvres et humbles auront les mains pleines, JĂ©sus, Dieu, Prince de la paix, finira abandonnĂ© de tous, mourant sur une croix
 Scandale pour toute personne qui rĂ©flĂ©chit, folie de Dieu. Mais fallait-il que Dieu aille jusque lĂ  pour sauver l’humanitĂ© ? Dieu Ă©tant tout-puissant, il semble qu’un claquement de doigts aurait suffit ! Mais tout cela faisait et fait encore partie du plan de Dieu, de son dessein pour nous sauver. Si Dieu s’incarne, devient l’un de nous, c’est – parce qu’il nous aime, et veut nous sauver Ă  tout prix, quoi qu’il lui en coĂ»te » et ce coĂ»t est exorbitant
 mais grĂące Ă  sa naissance, sa vie, sa Passion, sa rĂ©surrection, nous croyons que la souffrance, la trahison, la haine, la solitude, la mort n’ont pas et n’auront plus jamais le dernier mot ; – et parce qu’il nous respecte tels qu’il nous a créés, libres il nous propose un chemin de salut dans la foi, l’espĂ©rance et la charitĂ© ; croire qu’il est Dieu, PĂšre, Fils et Esprit ; vivre de lui, Amour, et aimer sa crĂ©ation ; espĂ©rer avec patience son retour et pouvoir le contempler. Laissons-nous Ă©clairer par la lumiĂšre vĂ©ritable qui illumine les tĂ©nĂšbres du pĂ©chĂ© et de la mort, reconnaissons le CrĂ©ateur de tout, dans cet homme qui ressemble Ă  tout le monde, recevons celui qui est chez lui partout, mais ne s’impose pas et attend qu’on l’invite, croyons en son nom, JĂ©sus, Christ, fils de l’homme, fils de Marie, Fils de Dieu, Seigneur, Sauveur, ainsi, nous naissons de Dieu et devenons enfants de Dieu par grĂące, Ainsi Ă  tous ceux qui l’ont reçu, il a donnĂ© de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nĂ©s du sang, ni d’une volontĂ© charnelle, ni d’une volontĂ© d’homme ils sont nĂ©s de Dieu. » Jn 1, 14 ******************************************************************************** Dieu a visitĂ© son peuple 4Ăšme dimanche de l’Avent – AnnĂ©e C Lc 1, 39-45 Deux femmes enceintes se visitent l’une ĂągĂ©e et l’autre toute jeune et pas encore mariĂ©e. Tout un symbole, oĂč la vie jaillissante ne semble arrĂȘtĂ©e par aucun obstacle ! Mais Ă  quelques jours de NoĂ«l, ce qui nous est donnĂ© Ă  contempler est surtout le mystĂšre d’un Dieu qui vient visiter notre humanitĂ©. Cette visite pourrait passer inaperçue, comme le mouvement de l’enfant dans le ventre de sa mĂšre. Il y a quelque chose d’intime, de discret dans cette visite de Dieu Ă  chaque homme. Et pourtant, remplie de l’Esprit Saint, Elisabeth clame haut et fort sa joie, elle tĂ©moigne ainsi de la puissance du salut de Dieu qui est en train d’advenir pour elle mais Ă©galement pour tout son peuple. Tout est en germe, en gestation, mais le don de Dieu est lĂ . Si nous savons l’accueillir, nous ne pourrons que nous Ă©merveiller en reprenant les mots d’Elisabeth D’oĂč m’est-il donnĂ© que la mĂšre de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » Ce que le Seigneur a accompli il y a plus de deux mille ans en Palestine, Dieu peut l’accomplir en nos vies aujourd’hui. Le croyons-nous vraiment ? **************************************************************************** Il vient, celui qui est plus fort que moi. » 3Ăšme dimanche de l’Avent – AnnĂ©e C Lc 3, 10-18 Si on en croit Jean-Baptiste dans l’Évangile de ce 3Ăšme dimanche de l’Avent vivre dans la justice est une bonne façon de se prĂ©parer Ă  accueillir le Messie. Cela n’avait rien d’original pour un prophĂšte, mais quand il s’agit d’accueillir Dieu lui-mĂȘme, cela change la perspective. Cela doit-il nous faire peur ? Oui, si nous Ă©coutons le PrĂ©curseur. Pourtant, lĂ , vraisemblablement, il n’avait pas toute la lumiĂšre. Il est vrai que la venue d’un plus fort Ă©tait imminente mais Jean-Baptiste ne pouvait imaginer comment se dĂ©ploierait toute la puissance de Dieu en notre humanitĂ©. Non, le Fort n’anĂ©antirait pas ses ennemis. Il se laisserait mĂȘme tuer par eux. Il accepterait ainsi, par amour pour nous, l’extrĂȘme faiblesse pour recevoir la force de la rĂ©surrection. Oui, le Fort est venu et a accompli sa mission par le chemin de la faiblesse et de l’anĂ©antissement. Ma force se dĂ©ploie dans ta faiblesse. » Pas facile d’entendre que c’est notre chemin Ă  nous aussi chrĂ©tiens en Église. Peut-ĂȘtre cela sera-t-il plus facile en regardant la Vierge Marie – en la priant – elle, la toute petite qui a su suivre son Dieu et son Fils en son abaissement. Alors, en quoi consiste la joie de ce dimanche, direz-vous ? Eh, bien c’est celle des petits qui savent tout attendre de Dieu jusqu’à l’impensable Dieu, lĂ  avec nous, bĂ©bĂ© dans une crĂšche entre l’ñne et le bƓuf. **************************************************************************** PrĂ©parez le chemin du Seigneur ! 2Ăšme dimanche de l’Avent – AnnĂ©e C Lc 3, 1-6 Serait-ce une immense piĂšce de théùtre qui se prĂ©pare ? En ouvrant l’évangile de Luc tout se met en place Les lieux la JudĂ©e, la GalilĂ©e, l’IturĂ©e et la Traconitide et mĂȘme l’AbilĂšne, avec leurs chefs respectifs , de l’empereur TibĂšre CĂ©sar aux grands-PrĂȘtres Hanne et CaĂŻphe . Tous les hommes de pouvoir sont bien lĂ . dans leur soliditĂ©, leur aviditĂ©, leurs calculs
 mais en bordure du lieu principal qui lui, est 
 un dĂ©sert ! Tout est statique, figĂ© dans l’habitude des grands de ce monde, immuable dans sa force
alors quelque chose Ă©branle le dĂ©sert une voix, une simple voix, la voix de Jean le prophĂšte sa Parole vibre, traverse la rĂ©gion, et rĂ©veille ceux qui l’entendent prĂ©parez le chemin du Seigneur ». Attention aux bousculades ! Les sentiers tordus des idĂ©es stĂ©riles seront redressĂ©s, les ravins des fake news »et des chutes attendues seront comblĂ©s, les montagnes des orgueilleux seront rabotĂ©es
 et tout ĂȘtre vivant verra le Dieu qui sauve les humbles. Ne manquons pas ce qui va se jouer avec nous, et pour nous c’est le temps de l’Avent et nous prĂ©parons la venue du Seigneur dans notre monde, aujourd’hui. Notre Ă©levage d’agneaux et brebis L’élevage des brebis sur la ferme permet l’entretien des prairies et fournit l’indispensable fumure organique naturelle. L’herbe ainsi paturĂ©e est maintenue a une hauteur adaptĂ©e aux volailles. Nous portons la mĂȘme attention Ă  la conduite de notre troupeau ovin que celle dĂ©veloppĂ©e sur l’élevage des volailles nous cherchons Ă  faire pousser » une viande doucement pour qu’elle acquiĂšre toute sa saveur. Les agneaux du Domaine sont nourris exclusivement Ă  l’herbe, au foin et aux grains produits sur la ferme. Nous vendons des agneaux “lourds” qui ont profitĂ© d’un passage au prĂ© sur la belle saison cette croissance progressive leur garantit une chair colorĂ©e, goĂ»teuse et dĂ©licate 
 Vente d’agneaux et brebis Les agneaux du Domaine sont abattus au sein d’une coopĂ©rative d’abattage Ă  proximitĂ©, nous ne rĂ©alisons directement que leur dĂ©coupe sur le Domaine. Les agneaux d’un poids moyen de carcasse de 20 kg, sont vendus entiers ou en demi-carcasses, avec possibilitĂ© de dĂ©coupe pour les particuliers. La vente des agneaux s’étale sur la pĂ©riode de mise Ă  l’herbe, des environs de PĂąques jusqu’à la Toussaint. Bibliquement parlant, quelle est la symbolique du sacrifice d’animaux durant le Yom Kippour et l’AĂŻd al Adha l’AĂŻd el-KĂ©bir ? Selon les Ă©critures bibliques, frĂ©quemment, lorsque le sang coule, c’est pour couvrir/purifier les pĂ©chĂ©s du peuple LĂ©vitique 17 verset 11 – Bible ou Ă©tablir une alliance/pacte. D’ailleurs, le mariage l’alliance est consommĂ© lors du premier rapport sexuel entre l’homme et la femme. Dans l’hypothĂšse oĂč cette derniĂšre est vierge, gĂ©nĂ©ralement le sang coule. YOM KIPPOUR Jour du Grand Pardon » Il s’agit d’une fĂȘte juive qui a lieu le dixiĂšme jour du septiĂšme mois de l’annĂ©e juive ecclĂ©siastique 22 et 23 septembre 2015, de notre calendrier grĂ©gorien. C’est un jour de sabbat fĂ©riĂ© ». Une seule fois par an, le souverain sacrificateur entrait dans le temple de JĂ©rusalem/Salomon, jusqu’au lieu trĂšs saint saint des saints avec le sang des agneaux et boucs pour faire l’expiation des pĂ©chĂ©s pour lui-mĂȘme et pour le peuple HĂ©breux 9 versets 7 et suivants – Bible. Dans la mesure oĂč le temple de JĂ©rusalem a Ă©tĂ© dĂ©truit en l’an 70 aprĂšs par les troupes romaines, les juifs ne peuvent plus se rendre au temple pour y faire des sacrifices. AÏD AL ADHA fĂȘte du sacrifice » Cette fĂȘte musulmane s’est dĂ©roulĂ©e le 24 septembre 2015. Elle commĂ©more le sacrifice avortĂ© du fils d’Abraham Ibrahim Ă  Dieu. Selon les trois religions abrahamiques JudaĂŻsme, Christianisme, Islam, Dieu demanda Ă  Abraham d’offrir son fils en holocauste. Lorsque Abraham Ă©tait prĂȘt Ă  Ă©gorger son fils, Dieu envoya un mouton pour l’offrir en sacrifice Ă  la place du fils d’Abraham Isaac, selon les juifs et chrĂ©tiens ; IsmaĂ«l pour les musulmans pourtant le texte coranique ne le mentionne pas. En souvenir de cette soumission totale d’Abraham Ă  son Dieu, les musulmans commĂ©morent cet Ă©pisode en sacrifiant un animal mouton, chĂšvre ou vache. Symbolisme de l’agneau La famille du mouton L’animal jeune est l’agneau la femelle est la brebis le mĂąle est le bĂ©lier. Afin que le sacrifice soit parfait, il est nĂ©cessaire que l’animal soit sans dĂ©faut. Selon la tradition musulmane, JĂ©sus Issa est le seul homme qui n’ait jamais pĂ©chĂ© Sourate Myriam 1919 Coran Je suis en fait un Messager de ton Seigneur pour te faire don d’UN FILS PUR JÉSUS». Hadith Point 18, Abou-HoraĂŻra a dit le ProphĂšte a dit le Diable frappe de son doigt dans le ventre de tous les fils d’Adam, au moment oĂč ils naissent; il n’y a eu d’exception que pour JĂ©sus fils de Marie
 le Diable ne frappa que le placenta ». Selon la Bible, JĂ©sus est Ă©galement sans pĂ©chĂ©. Or, vous savez que JĂ©sus-Christ a paru pour ĂŽter nos pĂ©chĂ©s, et qu’IL N’Y A POINT DE PÉCHÉ EN LUI[JÉSUS]. 1 Jean 3 verset 5 – Bible JÉSUS-CHRIST EST L’AGNEAU DE DIEU, qui ĂŽte le pĂ©chĂ© du monde Jean 129 – Bible et est le sacrifice parfait HĂ©breux 912 – Bible. En d’autres termes, l’agneau sacrifiĂ© est l’image de JĂ©sus-Christ qui s’est sacrifiĂ©, il y a plus de 2000 ans Ă  la croix. Aujourd’hui, il n’est plus nĂ©cessaire de rĂ©aliser continuellement des sacrifices. Le sang de JĂ©sus a coulĂ© une fois pour toute, pour les pĂ©chĂ©s de l’humanitĂ©. manus-dei Étymologie AGNEAU, AGNELLE, subst. Étymol. ET HIST. − 1. DĂ©but xiie s. agnel petit d'une brebis » Psautier d'Oxford, 113, 4 ds li aignel des öeilles ; 2. p. ext. a xiiie s. fourrure d'agneau » Roman de la Rose, Ă©d. Fr. Michel, V, 215 ds Gay t. 1 1887 Ou mantiau n'ot pas penne vaire MĂšs moult vies de povre afaire D'agneaus noirs velus et pesans Bien avoit la robe vingt ans ; b 1665 agneau tuĂ© vendu Ă  la boucherie » Lettres patentes, Delamare, TraitĂ© de la police, liv. V, tit. XXIII, t. 2, p. 1425 ds Dict. hist. Ac. fr. t. 2 1884 les marchands forains et le peuple de notre dite ville ont ci-devant choisi diverses rues et endroits pour vendre et dĂ©biter leurs marchandises et denrĂ©es et particuliĂšrement les volailles, gibier, agneaux et autres vivres ; 1694 chair de l'agneau » Ac. [...] manger de l'agneau ; 3. 1289 fig. relig. dĂ©signe le Christ immolĂ© en sacrifice comme l'agneau de l'Ancien Testament Renart le Nouvel, 6743 ds le dous aigniel K'en crois fist de son cors maisiel ; 4. empl. spĂ©c. a 1690 hĂ©rald. Fur. Agneau [...] d'azur au chevron d'or accompagnĂ© en chef de deux Ă©toiles de mĂȘme, & en point d'un agneau d'argent ; b 1751 bot. sorte de fougĂšre » Scaliger ds Encyclop. t. 1 Agnus Scythicus [...] Cette graine produit une plante d'environ trois piĂ©s de haut, qu'on appelle boramets, ou agneau, parce qu'elle ressemble parfaitement Ă  cet animal ; c 1752 hist. TrĂ©v. [...] Agneau de Dieu. C'est le nom d'un Ordre de Chevalerie, qui s'appelle autrement de l'Agnus Dei. Cet Ordre fut instituĂ© en SuĂ©de par Jean III. en 1569. Empr. au lat. agnellus petit agneau », dimin. du lat. agnus agneau » usitĂ© au fig. comme terme d'affection dep. Plaute, Asin. 667 ds TLL 1349, 75 agnellum, hĂŠdillum me tuom dic esse vel vitellum ; ensuite, de plus en plus frĂ©quent, agnellus a repris la plupart des sens de agnus petit d'une brebis » fin viie-viiie s., FormulƓ Marculfi, 1, 11, p. 49, 11 ds Mittellat. W. 390, 6 vervices tantos, agnellus tantos, chair de l'agneau » xiiie s., Thaddeus, Florent., Cons. 49, 25, ibid., 390, 12 inconvenientia... sunt agnelli et porci recentes et terme relig. 860-884, Notker-le-BĂšgue, Hymn., p. 80, ibid., 390, 16 Aethiopes horridos, Mathee, agnelli vellere... vestiti candido.Lire aussi la dĂ©finition du nom pour amorcer la rĂ©flexion symbolique.**Symbolisme Selon Jean Chevalier et Alain Gheerbrant qui ont dirigĂ© la rĂ©daction du Dictionnaire des symboles 1Ăšre Ă©dition 1969 ; Ă©dition revue et corrigĂ©e Robert Laffont, 1982, "Ă  toutes les Ă©tapes du dĂ©veloppement de la civilisation mĂ©diterranĂ©enne - civilisation de pasteurs nomades autant que d'agriculteurs sĂ©dentarisĂ©s - l'agneau premier-nĂ©, celui qu'on appelle aujourd'hui agneau de la Saint-Jean, apparaĂźt, dans sa blancheur immaculĂ©e et glorieuse, comme une cratophanie printaniĂšre il incarne le triomphe du renouveau, la victoire, toujours Ă  refaire, de la vie sur la mort. C'est cette mĂȘme fonction archĂ©typale qui fait de lui par excellence la victime propitiatoire, celui qu'il faut sacrifier pour assurer son propre salut. Et lĂ , comme en beaucoup d'autres rites et coutumes, les adeptes de Dionysos prĂ©figurent le temps des grandes rĂ©vĂ©lations ainsi, pour permettre au dieu de rĂ©apparaĂźtre aux abords du lac de Lerne, par lequel il Ă©tait descendu aux enfers chercher sa mĂšre, ils jetaient dans le gouffre un agneau pour apaiser les Pylaochos, gardien des portes infernales. Avec la rĂ©vĂ©lation hĂ©braĂŻque ce symbole va prendre tout son sens L'agneau ou la brebis symbolise d'abord l'israĂ©lite, membre du troupeau de Dieu IsaĂŻe, 40, 10-11 paissant sous la conduite de bergers chefs politiques I HĂ©noch 89, 12, s. Voici le Seigneur YahvĂ© qui vient avec puissance,Tel un berger qui fait paĂźtre son troupeau,recueille dans son bras les agneaux,les met sur sa poitrine,conduit au repos les brebis mĂšres IsaĂŻe, 40, 10-11 L'image sera reprise par le christianisme Luc, 10, 3 ; 15, 3 ; Jean, 21, 15-17. Mais surtout, avec une constance qu'aucun Ă©vĂ©nement ne vient altĂ©rer, jusqu'Ă  nos jours, l'agneau e lait, des juifs aux chrĂ©tiens, et ce ceux-ci aux musulmans, est la victime sacrificielle de toutes les occasions, et surtout du Renouveau oĂč se succĂšdent PĂąque juive, PĂąques chrĂ©tiennes, mort et rĂ©surrection du Chris agneau de Dieu, et sacrifice du Ramadan, ce Kurban qui, dans la langue courante du Moyen-Orient devient l'apostrophe affectueuse par laquelle on salue l'ami vĂ©ritable, comme on lui dirait "frĂšre". Une Ă©tude dĂ©taillĂ©e de ces trois rituels fait apparaĂźtre la continuitĂ© de leurs significations symboliques, jusque dans les moindres dĂ©tails. Ainsi l'effusion du sang rĂ©dempteur du Christ sur la croix n'est pas sans rapport avec ce sang salvateur de l'agneau sacrifiĂ© dont les juifs enduisent les montants et le linteau de leur porte pour Ă©carter de leur maison les forces du mal. Lorsque Jean-Baptiste s'Ă©crie en voyant JĂ©sus Voici l'agneau de Dieu qui ĂŽte le pĂ©chĂ© du monde Jean, 1, 29, il se rattache certainement, au moins en partie, au thĂšme sacrificiel. C'est l'accent pascal qui apparaĂźt au premier plan dans la premiĂšre Ă©pĂźtre de Pierre I, 18-19 le chrĂ©tien est libĂ©rĂ©, comme jadis IsraĂ«l d’Égypte, par le sang d'un agneau, JĂ©sus-Christ. Jean 19, 36 et Paul 1 Cor. 5, 7 affirment Ă©galement que la mort du Christ accomplit parfaitement le sacrifice de l'agneau pascal. Toutefois, le christianisme primitif se rattache Ă©galement, en parlant de JĂ©sus comme d'un agneau, Ă  une autre prophĂ©tie de l'Ancien Testament la mystĂ©rieuse page dans laquelle IsaĂŻe 53, surtout le verset 7 annonce un messie souffrant, symbolisĂ© par l'image d'un agneau menĂ© Ă  l'abattoir Voir Actes, 8, 32. L'agneau est sur la montagne de Sion et au centre de la JĂ©rusalem cĂ©leste, dans l'Apocalypse. Se fondant sur une description presque identique du Brahma-pura donnĂ©e par la Bhagavad-GitĂą 15, 6 et de la JĂ©rusalem cĂ©leste, GuĂ©non a suggĂ©rĂ© un rapprochement - purement phonĂ©tique - entre l'agneau et l'Agni vĂ©dique, lequel est d'ailleurs portĂ© par un bĂ©lier. La similitude ne saurait ĂȘtre fortuite car, outre le caractĂšre sacrificiel d'Agni, l'un et l'autre apparaissent comme la lumiĂšre au centre de l'ĂȘtre, celle qu'on atteint dans la quĂȘte de la Connaissance suprĂȘme. Ce rapprochement avec le dieu vĂ©dique du feu manifeste l'aspect solaire, viril et lumineux de l'agneau c'est la face lĂ©onine de l'agneau que l'on trouve Ă©galement signalĂ© dans l'Apocalypse, qui emploie 28 fois le mot agneau pour dĂ©signer le Christ.** Dans l'EncyclopĂ©die des symboles 1989, trad. française 1996 Ă©tablie sous la direction de Michel Cazenave, on dĂ©couvre que "l'agneau est un symbole de puretĂ© et de candeur. Les IsraĂ©lites Ă©gorgeaient un agneau pour les PĂąques juives, la Pessah. L'image du berger divin qui conduit son peuple comme un troupeau, et l'image du serviteur de Dieu que l'on compare Ă  "un agneau traĂźnĂ© Ă  l'abattoir" IsaĂŻe, LIII, 7 ont donnĂ© lieu Ă  la mĂ©taphore du Nouveau Testament, qui compare JĂ©sus Ă  un "bon berger" recherchant ses agneaux Ă©garĂ©s. Saint Jean Évangile I, 29 dĂ©crit ainsi la rencontre entre saint Jean-Baptiste et JĂ©sus "Le lendemain, il voit JĂ©sus qui vient vers lui et il dit Voici l'agneau de Dieu qui enlĂšve le pĂ©chĂ© du monde". L'Apocalypse de saint Jean XIV, 1 parle Ă©galement de l'agneau triomphant "Et je vis L'agneau Ă©tait debout sur la montagne de Sion". DĂšs les catacombes romaines, l'agneau de Dieu en latin agnus dei est un symbole du Christ ; mais cette reprĂ©sentation fut interdite dans l'art byzantin par le concile de trullo, au XVIIĂš siĂšcle. Pour l'Ă©glise romaine, l'agneau pascal est au contraire, avec le drapeau qui rappelle la victoire sur la mort l'un des symboles les plus courants de la RĂ©surrection. On sculpte mĂȘme des agneaux de cire bĂ©nie comme porte-bonheur. L'agneau sacrificiel Ă©voque ceux qui ont souffert le martyr, comme l'agneau entourĂ© de loups que l'on peut voir reprĂ©sentĂ© dans la catacombe romaine de Saint-PrĂ©texte. L'Ancien Testament rapporte qu'Abel avait sacrifiĂ© l'un des agneaux dont il Ă©tait le berger, et l'agneau est devenu l'attribut de saints comme sainte Suzanne ou sainte AgnĂšs ce prĂ©nom est issu du mot latin agnus, ou encore saint Wendelin, le patron germanique des bergers. Les "pastorales" ou reprĂ©sentations théùtrales qui apparurent Ă  l'Ăąge baroque, donnent une image totalement idĂ©alisĂ©e de la condition de pĂątre, et jouent dans certaines mĂ©taphores Ă©rotiques sur l'innocence rĂ©putĂ©e de l'agneau se reporter par exemple au premier don Juan espagnol, celui de Tirso de Molina L'Abuseur de SĂ©ville."** D'aprĂšs Le Livre des symboles, rĂ©flexions sur des images archĂ©typales 2010 dirigĂ© par Ami Ronnberg et Kathleen Martin, avec le concours des auteurs de ARAS, "Une douce lumiĂšre ambrĂ©e baigne une bergerie et illumine les toisons neigeuses d'une brebis et son agneau. Depuis des milliers d'annĂ©es, la saison oĂč naissent les agneaux Ă©voque le matin, le printemps, la tendresse et le renouveau magique de la nature. Il n’existe pas d'emblĂšme plus durable de l'innocence que l'agneau, cette petite crĂ©ature qui tĂšte Ă  genoux, se cache timidement derriĂšre sa mĂšre et suit la brebis dans une douce musique de bĂȘlements et de clochettes. Nous appelons nos propres nourrissons des "agneaux". L'agneau nous projette dans une idylle, nous rappelant la simplicitĂ© enfantine, les gambades et l'union avec la nature. C'est Ă©galement l'un des symboles religieux les plus exaltĂ©s. Les ChrĂ©tiens appelĂšrent JĂ©sus "l'agneau de Dieu" pour son innocence et le fait que, comme l'agneau, il fut conduit Ă  la mort pour nos pĂ©chĂ©s. Parce que sa douceur et sa puretĂ© rendent l'agneau particuliĂšrement vulnĂ©rable Ă  la prĂ©dation et Ă  la destruction, la nature ne nous laisse pas rester "innocents comme des agneaux" bien longtemps. Tout comme depuis l'AntiquitĂ©, l'agneau a Ă©tĂ© un animal sacrificiel, notre naĂŻvetĂ© doit ĂȘtre sacrifiĂ©e sur l'autel de l'adaptation et de l' KerĂ©nyi, Hermes der SeelenfĂŒhrer, Rhein-Verlag, ZĂŒrich, 1944.* *LittĂ©rature HonorĂ© de Balzac, dans EugĂ©nie Grandet 1834 comme dans ces autres romans a quelquefois la main un peu lourde sur le symbolisme Ă  mon goĂ»t tout au moins "Grandet avait bien rĂ©ellement quelque chose, suivant l'expression de sa femme. Il se rencontrait en lui, comme chez tous les avares, un persistant besoin de jouer une partie avec les autres hommes, de leur gagner lĂ©galement leurs Ă©cus. Imposer autrui, n'est-ce pas faire acte de pouvoir, se donner perpĂ©tuellement le droit de mĂ©priser ceux qui, trop faibles, se laissent ici-bas dĂ©vorer ? Oh ! qui a bien compris l'agneau paisiblement couchĂ© aux pieds de Dieu, le plus touchant emblĂšme de toutes les victimes terrestres, celui de leur avenir, enfin la Souffrance et la Faiblesse glorifiĂ©es ? Cet agneau, l'avare le laisse s'engraisser, il le parque, le tue, le cuit, le mange et le mĂ©prise. La pĂąture des avares se compose d'argent et de dĂ©dain."** Christian Bobin Ă©voque ainsi les agneaux dans son ouvrage intitulĂ© La Grande Vie Éditions Gallimard, 2014 DĂšs que je les ai vus, les nuages sont venus Ă  mon secours. Si vous saviez comme j'ai besoin d'aide. Il n'y a pas un instant oĂč je ne cherche une pierre pour aiguiser l’Ɠil. Dans un prĂ© j'ai vu un agneau suivre sa mĂšre au millimĂštre prĂšs. Il n'y avait aucune distance entre elle et lui. Il y en avait beaucoup moins qu'entre des amants de lĂ©gende. Il venait de naĂźtre et n'avait qu'elle pour guide. Elle Ă©tait ses yeux, son Ăąme, son unique certitude sur la terre. Cette vision m'a brisĂ© le cƓur. L'air est entrĂ© par la brisure. Un jour, trĂšs tĂŽt dans la vie, quelque chose se jette sur nous et nous donne notre visage inguĂ©rissable. Il prend forme Ă  deux ou trois ans puis se cache dans l'ombre des travaux. Quand j'appuie la pointe du feutre sur le papier dĂ©licieusement froid, ma mort ne sait plus mon nom. Nous avons mille visages qui se font et se dĂ©font aussi aisĂ©ment que les nuages dans le ciel. Et puis il y a ce visage du dessous. A la fin il remonte - mais peut-ĂȘtre parce que ce n'est pas la fin. Peut-ĂȘtre qu'il n'y a jamais de fin - juste ce dĂ©chirement sans bruit des nuages dans le ciel inĂ©puisable.**

agneau mort dans le ventre de la brebis